À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire

La citation de Pierre Corneille qui dans le Cid reprend la formule utilisée par Sénéque dans l’une de ses lettres à Lucilius sur la providence, me semble plus que jamais un sujet de réflexion

Antithèse, oxymore ou paradoxe, le débat à fait son chemin sans véritablement créer de consensus pour cette citation

Le paradoxe est une figure de style que certains dirigeants et de nombreux politiques aiment utiliser. Mais attention……Un paradoxe, du grec para, « contre », et doxa, « opinion », est une idée qui va à l’encontre de l’opinion commune. Cette figure de style repose sur le rapprochement de mots opposés au sein d’une expression dépourvue de sens logique… Du moins en apparence !

Ainsi, Jacques Prévert a écrit : « Paris est tout petit, c’est là sa vraie grandeur. » Poussé à son paroxysme, le paradoxe tutoie l’absurde.

Le paradoxe va encore plus loin que l’oxymore et l’antithèse. D’apparence absurde, il invite à réfléchir ou révèle une vérité. Comment ne pas faire de parallèle avec la situation sanitaire qui nous préoccupe aujourd’hui.

Qui de nos jours a besoin de gloire ?

Certainement pas le corps médical, qui pour la plupart insiste sur le fait que ce ne sont pas les applaudissements « d’un soir » ou une médaille qui vont leur permettre de « pouvoir bien oeuvrer », mais ce sont « de moyens » d’ont ils ont besoin. Ils ont besoin de moyens pour vaincre, si possible sans péril !!!!! Ce sont des professionnels. Les politiques ont bien essayé de leur faire croire « qu’à vaincre sans péril on triomphe sans gloire », mais le temps des gladiateurs de l’époque de Sénéque est depuis longtemps révolu

Mais peut être que chacun de nous, dans notre réflexion personnelle, sans forcement le savoir, sans forcément le crier sur les toits, avons besoin de gloire, de satisfaction personnelle pour gagner en confiance en soi ou pour réaliser un projet ambitieux

C’est ce que le coaching propose, avec un travail de réflexion sur soi même. Lors de l’introspection dans notre microcosme personnel, que le coaching propose de réaliser, il s’agit bien de satisfaction (de gloire), car nous en avons besoin. Nous avons besoin de victoire sur nous même, de célébration pour mieux affronter, surmonter nos problématiques et davantage nous connaitre. Un coaching sans challenge, sans investissement personnel ne peut avoir de bons résultats

Jym, ATS consulting

https://atscoachtraining.wordpress.com

Expression à la mode

On nous le sert à toutes les sauces, « injonction », « injonction contradictoire », « injonction paradoxale ». C’est l’expression à la mode,  plutôt réservée aux journalistes pour l’instant mais attendons les regroupements de bureau  (je veux dire les réunions qui vous ont tellement manquées) et vous verrez certainement cette pépite parsemer les joutes verbales des beaux parleurs. 

Commençons par les définitions :

=> Injonction : ordre, commandement

=> Injonction paradoxale : instruction de faire qqch qui est rendu impossible par l’instruction elle-même ; injonction, consigne en contradiction avec une autre injonction, consigne 

Et bien on y est. Pourquoi ce mot est il largement utilisé durant cette période de crise ? 

La réponse est dans la question !!!!!  la consigne demandée n’est pas réalisable car l’instruction ne le permet pas. 

Les consignes au plus haut niveau de l’état ne nous aident pas vraiment : « surtout pas mettre de masque, mais c’est une des façons les plus efficace de nous protéger « ; « fermer tout de suite les écoles pour contenir la pandémie, mais les ré-ouvrir au plus tôt pour……..on ne sait pas trop d’ailleurs !!! »

La liste est longue, malheureusement. On voit bien que lorsque l’on parle « d’injonction contradictoire » c’est bien pour exprimer un désarroi face à l’incompréhension totale d’une situation.

Face à une pandémie planétaire de l’ampleur du covid 19 on peut admettre l’utilisation de cette expression, mais utilisée dans nos réunionnites, cela veut dire poliment « on ne sait pas faire, ou je ne sais pas faire ». Pour résumer, il vaut mieux dire à son chef que nous sommes « face à une injonction contradictoire », plutôt que de lui dire « je ne sais pas faire chef ». L’expression fait bonne figure en société, ça fait bien et ça en jette 😉

Sachant que vous entendrez certainement cette expression dans les jours à venir, réfléchissez comment l’analyser dans le contexte. Vous aurez le temps de creuser l’analyse, la suite du débat risque de ne pas être très constructif !!!!

Cependant mon rôle de Coach vous propose d’aborder cette réflexion avec un angle différent. Celui de l’école Palo Alto :

Les injonctions contradictoires, dites aussi paradoxales, sont celles auxquelles on ne peut obéir sans désobéir. … L’exemple classique, selon l’école de Palo Alto, est l’injonction « Soyez spontané(e) ! ». Si on tente d’y obéir, on ne peut plus l’être et, si on s’y oppose, non plus.

Ça y est on se perd, et c’est normal……..C’est bien pour cela que cette expression est largement utilisée par les « tacticiens de la théorique », car cela permet de « raconter une histoire » en utilisant des expressions qui en réalité n’apportent rien au débat

Si vous voulez en savoir plus je vous propose de creuser ce concept en vous interessant à  l’histoire des deux cravates de Dan Greenburg 

ATS Consulting

Et après le déconfinement !!!

Déconfinement programmé, déconvenues annoncées

Les responsables politiques l’ont précisé : rien ne sera plus comme avant !!!!!!! « La vie après le 11 mai, ce ne sera pas la vie d’avant le confinement. Et cela ne le sera pas avant longtemps  ».

Une lapalissade qui n’appartient pas seulement à un lendemain de pandémie, mais à l’évolution et la progression du temps. Et cela depuis toujours. Un lendemain, quoi que l’on dise, ne ressemble jamais à la situation de la veille

Ces déclarations ont des répercutions fortes sur le collectif. Cette situation est anxiogène et génératrice de stress

Il est indispensable de se préparer à ne pas subir cette situation et par conséquent se renforcer afin de pouvoir continuer à vivre sans une éventuelle chape de plomb ou une « épée de Damoclès » menaçante, pour celui qui s’enfermerait dans un mutisme collectif

Parce qu’on nous a dit que le port du masque ne servait à rien, pour aujourd’hui nous préparer à son port obligatoire

Parce qu’on nous a dit que le Covid 19 n’était « qu’une gripette », pour aujourd’hui nous avoir confiné car c’est un virus mortel

Parce qu’on nous a dit que les écoles devaient fermer en premier pour nous protéger, pour aujourd’hui nous dire qu’il faut les réouvrir dés le premier jour du déconfinement

Parce qu’on nous a dit tout et son contraire, ne vous laisser pas influencer sur votre avenir

Admettons : rien ne sera plus comme avant !!!!!!!.

Et si je décidais que je ne veux pas que cela soit comme avant, c’est déjà une réponse favorable à mon engagement pour l’avenir. Qui a décidé pour moi, que je voulais que « la vie d’après le confinement » soit la même qu’avant le 11 mai ?

Pour cela il faut s’en convaincre, se le dire, se le répéter, y croire et en être convaincu

Re-penser nos rituels pour la crise et son après

Aujourd’hui comme hier, la vie en communauté n’est pas possible sans rituel ni ritualisation.

Tous les groupes dans lesquels nous interagissons sont structurés autour de rituels que nous acceptons librement (plus ou moins) de respecter.

Si tout le monde s’accorde aujourd’hui sur l’importance des rituels, ils existent cependant de nombreuses manières de les comprendre et de les envisager suivant le prisme que nous choisissons.

C’est pourquoi il est important avant de poursuivre de poser une (et non pas LA) définition du rituel afin d’en envisager les bénéfices ainsi que le cadre de réflexion pour les repenser aujourd’hui dans ce contexte de crise et demain quand nous en sortirons.

Rituels, de quoi parlons nous exactement ?

Parmi les nombreuses conceptions des rituels, une a plus particulièrement retenu mon intérêt. Il s’agit de celle « qui les conçoit comme des dispositifs incarnés dont le caractère performatif crée les communautés et leur permet de régler leurs conflits. Par le biais de l’action rituelle, les institutions inscrivent leurs objectifs, les valeurs et les normes sociales dans les corps. Il se constitue ainsi un savoir rituel pratique qui permet de se comporter de manière adéquate dans les institutions. (Christoph Wulf) ».

Pour simplifier, retenons que les rituels sont des processus porteurs de sens et de valeurs permettant à l’individu de trouver la « bonne façon » d’agir dans le groupe soumis à ces rituels.

Pour anticiper des questions que vous pourriez vous poser et que l’on me pose régulièrement, le rituel est-il une routine ?

C’est bien parce que nous les considérons parfois comme identiques que certains de nos rituels n’en sont pas et qu’ils ne produisent pas les effets escomptés.

Une routine est aussi un processus mais bien différent, tant au niveau de ses objectifs que de ses effets.

Pour prendre l’exemple du sport, où tout bon préparateur mental aidera le sportif dont il s’occupe à créer ses routines (l’exemple de Nadal avec ses bouteilles d’eau et ses gestes avant de servir est illustrant), ces dernières doivent faciliter un passage en « mode automatique » permettant de sortir de schémas de pensées potentiellement négatifs pouvant engendrer stress et perte de performance.

A l’instar de la respiration dans la méditation qui est un moyen facilitant l’ancrage dans le présent, les routines permettent aux sportifs de rester dans le jeu (=le moment présent) pour se détacher de l’enjeu (=le futur potentiel générateur de tensions). Elles sont rassurantes, terriblement utiles et efficaces (quand elles sont biens conçues bien sûr)  mais ne correspondent en aucun point à la définition d’un rituel.

Les rituels ont donc bien des fonctions et des bénéfices auxquels il est essentiel de réfléchir au moment de les repenser.

Rituels = 6 fonctions essentielles

Parmi les 6 grandes fonctions que l’on peut attribuer aux rituels et que je travaille régulièrement avec les groupes que j’accompagne, je vous propose d’en développer 3 dans ce post. Pour chacune d’elle, nous réfléchirons à la manière dont nous pouvons questionner nos rituels existant ou ceux à initier au plus vite.

Fonction 1 : créer le lien social

Les rituels contribuent à créer du lien entre les individus en faisant naître des communautés dont ils sont l’élément organisateur et dont ils garantissent la cohésion.

Les communautés ne peuvent exister sans rituels car ils les assurent et les stabilisent par du contenu symbolique des formes d’interaction et de communication, et surtout par les processus générateur de sens.

Les rituels doivent servir de pont entre les individus, les communautés et les cultures.

Réflexion :

  1. Quels sont les rituels qui créent vraiment du lien dans notre organisation, qui y participent et en quoi sont-ils porteurs de nos valeurs ?
  2. Au sein de chaque équipe, aussi petite soit-elle, avons-nous instauré des rituels qui ont pour seul objectif de créer du lien ? Quelle est leur fréquence ?
  3. Aujourd’hui où nous sommes confinés et où le risque de nous sentir connectés mais isolés est prégnant, quels rituels mettre en place pour conserver le lien ?

Fonction 2 : organiser en répartissant les tâches et leur plannification

Les rituels ont pour objectif l’exactitude et par là même l’ordre dans lequel chacun est contraint d’agir pour contribuer au but commun. Ils ont donc une fonction organisatrice tout en contribuant à donner du sens à chacun en montrant en quoi leur tâche participe à la réalisation de l’ensemble.

Réflexion

  1. Dans le contexte actuel, quelles tâches demeurent identiques et quelles sont celles qui changent, s’arrètent (même momentanément) ?
  2. Quels sont rituels « d’avant » qui n’ont plus de sens ?
  3. Compte-tenu des changements engendrés, quels nouveaux rituels doit-on mettre en place pour continuer à organiser l’activité ?
  4. Comment communiquer ces changements pour donner du sens à tous ?

Fonction 3 : surmonter les crises, en enclenchant des processus de réparation ou des mécanismes de maîtrise de la crise

Particulièrement en ce moment, l’utilité de rituels adaptés est un sujet sensible et stratégique pour toutes les organisations.

Par leur nature stable, homogène et rassurantes ils permettent de négocier le passage à un autre état.

L’exemple du télétravail est particulièrement parlant pour nous tous. Pour autan, il ne peut être considéré comme un rituel, mais plutôt comme un moyen d’installer de nouveaux rituels.

Pour aller plus loin, la situation présente nous contraint à sortir de manière très brutale de notre cadre quotidien. Ceci génère de fait un ressenti de menace très fort que des nouveaux rituels peuvent contribuer à atténuer tout en favorisant une meilleure compréhension de tous sur le plan communicationnel.

Pour ce point nous pouvons prendre pour exemple les nouveaux rituels de communication mis en place par le gouvernement, les War-Rooms quotidiennes de certaines entreprises, les réunions Zoom, Teams… régulières entre Direction et Management…

Réflexions

  1. Quels sont les bons rituels pour contribuer à cette fonction et à quelle fréquence ?
  2. Qui doit y participer ?
  3. Quelles informations doivent être répétées régulièrement pour rassurer ?
  4. Comment s’assurer de la diffusion à tous les individus ?

4 bonnes pratiques pour nos rituels

1 – Nous n’avons pas d’autres choix que de nous y soumettre : nous devons rendre nos rituels incontournables et répétitifs pour tous et avant tout pour nous même 🙂

2 – Le cadre est tout sauf un détail : le rite ayant un caractère sympolique, la symbolique du contexte est essentielle (l’endroit, le moment, les objets présents…)

3 – L’implication de tous : pour être impliqué je dois être acteur autant que spectateur. Un rite ne m’appartient pas (et donc je ne m’y reconnais pas), si je n’y  possède pas un rôle bien défini me permettant d’être aussi acteur.

4 – Apporter du soutien : pour nous sentir partie prenante d’un collectif, nous avons tous besoin d’informations, de moyens pour agir, de valorisation et d’écoute. Ces ingrédients doivent trouver leur place dans l’ensemble des rituels que nous installons.

Performance

La PERFORMANCE

La performance, c’est ce que nous recherchons tous chacun dans son domaine. Une performance est un exploit, un résultat ou une réussite remarquable obtenue dans un univers particulier, sportif, personnel ou professionnel.

La performance, ce n’est pas seulement atteindre un résultat mais surtout atteindre un ou plusieurs objectifs. Ils peuvent être de différente nature: score, émotions (prendre plaisir), profiter du moment présent dans cet environnement avec nos amis ou partenaires de jeu, se détendre, se ressourcer…

À partir du moment où tu as atteint tes objectifs, alors tu as été performant. Tu es donc maître de ta propre performance et tu dois te fixer un objectif atteignable, mais qui nécessite un challenge personnel.

voici 5 concepts pour t’aider à réaliser tes objectifs

S.C.O.R.E :

Succés :

On mesure la performance en fonction du succès rencontré. Le succès et la réussite dans ses projets stimulent la motivation. Il faut célébrer ses succès, les apprécier et partager avec son entourage, ses collaborateurs

Confiance :

Il faut développer renforcer la Confiance pour atteindre ses objectifs. La confiance en soi est la représentation que l’on a de son potentiel et de ses ressources.

Pas suffisamment de confiance en soi => peu de chance de réaliser ses objectifs

Trop de confiance en soi => peu de chance de réaliser ses objectifs

Ouverture :

L’ouverture et le partage d’information est une source de la confiance en soit en l’autre. L’ouverture est la base de la confiance, et de la réussite collective et individuelle

Rigueur :

La rigueur est indispensable à la performance. Comment veux-tu atteindre un objectif si tu n’es pas rigoureux ? Tu dois être rigoureux dans tout ce que tu entreprends

Engagement :

C’est la volonté que tu mets à l’oeuvre pour réaliser tes objectifs. Cela se mesure par l’enthousiasme par lequel on s’engage dans un projet